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Archives de Tag: littérature caribéenne

Island Song d’Alex Wheatle

« Elle se demandait dans quel genre de monde elle avait mené ses deux filles – le cycle assommant de la vie dans la campagne jamaïcaine. Aucune chance pour elles de partir à l’aventure et voir le monde… » Mais Jenny et Hortense Rodney, deux sœurs descendantes des farouches Marrons, comptent bien voir le monde. Ce roman est leur histoire, où Alex Wheatle part en quête de ses propres origines familiales.
Après une enfance dans la Jamaïque rurale, après les boulots ingrats, les arnaques, les fêtes de quartier et les sound systems de Trenchtown, elles saisissent leur chance : elles partent avec leurs maris pour l’Angleterre, pays des richesses lointaines, où elles s’installent entre les rues mornes et les cafés jazz de Brixton, et deviennent mères à leur tour.

Écrit dans une langue chaude, musicale, inventive et urbaine, servie par une traduction vivante et originale, Island song fait le portrait émouvant de la Jamaïque du XXe siècle, ses histoires et ses traditions, un récit épique mêlant amour, rire et solidarités familiales, où les drames le disputent à la joie, où les départs créent de nouvelles rencontres.
C’est aussi une formidable peinture sociale de cette Jamaïque en mutation, qui voit ses paysans sédentaires devenir des ouvriers urbains déracinés, son catholicisme traditionnel bousculé par la modernité et l’exil.
Émigration, bouleversement des gens, des croyances et des modes de vie : au milieu du tourbillon, il reste la famille et la communauté, avec ses fractures, sa richesse, ses mystères.

Bien qu’il lui soit postérieur, Island song, précède Redemption song avec lequel il dessine un diptyque : le premier explore les origines et l’histoire de l’immigration jamaïcaine à Londres, et le second le destin de cette communauté noire et pauvre du quartier de Brixton.

« Simple, généreux, poignant et déchirant » Daily Mail

« Un pro de la prose : un des auteurs les plus excitants de la communauté noire urbaine » The Times

Disponible chez Amazon  :ici

 
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Publié par le mars 6, 2012 dans Club de lecture, Jamaïque

 

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Alex Wheatle


Alex Alphonso Wheatle,  MBE, ( Member of the Most Excellent Order of the British Empire _Membre d’Excellence de l’Ordre de l’Empire Britannique) est un romancier britannique d’origine Jamaïcaine,primé,.

Né en 1963 de parents jamaïcains vivant à Brixton, il a passé la majeure partie de son enfance dans un foyer pour enfants du Surrey. En 1977, de retour à Brixton,où il vit de petits boulots, il  crée le sound system Crucial Rocker dans lequel il est DJ et sous le  nom de Yardman Irie, interprète ses propres chansons sur la vie de tous les jours à Brixton.

En 1981, il participe aux émeutes raciales de Brixton, fait partie de ces milliers d’adolescents qui envoient des briques et des bouteilles sur la police. Il est arrêté et emprisonné pour cela. Durant son incarcération, il découvre les plaisirs de la lecture grâce à des auteurs tels que Chester Himes, Richard Wright, C. L. R. James and John Steinbeck.

A sa sortie de prison, il continue d’écrire des poèmes et chansons et devint connu comme le « Barde de Brixton ».

Son 1er roman, Brixton Rock, publié en 199, est unanimement acclamé par la critique. Il reçoit par ailleurs pour ce roman, le prix du meilleur nouvel écrivain du London Arts Board. S’en suivent 8 autres romans, tout autant plébiscités:

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  • Brixton Rock (1999)
  • East of Acre Lane (2001)(Redemption Song en français)
  • The Seven Sisters (2002)
  • Checkers with Mark Parham (2003)
  • Island Songs (2005)
  • The Dirty South (2008)
  • Brenton Brown (2011)

Aujourd’hui, ses romans font partie de listes de lecture dans les écoles. Membre de l’association des écrivains britanniques, il collabore avec l’association caritative Booktrust et le Children’s Discovery Centre (équivalent des centres de loisirs pour enfants), à la promotion de la lecture et participe chaque année au « Mois de l’Histoire des Noirs » (Black History Month).

Il apparaît régulièrement dans l’émission TV, The One Show de la BBC1 et à la radio.

Il enseigne à différents endroits, notamment au Lambeth College(Londres),supervise des ateliers d’écriture en prisons et donne des conférences basées sur sa propre histoire et sa passion de la littérature.

Brixton est partie intégrante de sa vie et de son oeuvre. Il est par ailleurs revenu sur les émeutes de Brixton et son expérience, dans un documentaire de la BBC, intitulé « Battle for Brixton » en commémoration du 25ème anniversaire.

Il a également donné sa voix à un audioguide sur les rues de Brixton en 2008.

En 2008, selon la coutume du « Queen’s Birthday Honours list », (jour de l’anniversaire de la Reine), il est fait MBE, ( Member of the Most Excellent Order of the British Empire _Membre d’Excellence de l’Ordre de l’Empire Britannique) pour services à la littérature.

En  Juillet 2010, son 1er roman, Brixton Rock, a été adapté à la scène et joué au théâtre Young Vic de Londres. Son second roman, East of Acre Lane (2001)(Redemption Song en français) est en projet pour devenir une fiction produite par la BBC.

A l’automne 2010, il écrit et se produit sur scène dans un one-man show autobiographique pour la compagnie Tara Arts, dans un spectacle nommé Uprising. Ce spectacle le mène en tournée en 2011 dans plusieurs villes anglaises et il participe notamment au  Writing On The Wall Festival à  Liverpool et au  Harrogate Crime Writing Festival, (Festival de litterature policière d’Harogate).

Aujourd’hui père de trois enfants, il vit avec sa famille toujours à Brixton.

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Pour plus d’infos :

http://literature.britishcouncil.org/alex-wheatle

Liste de ses oeuvres : http://www.thesusijnagency.com/AlexWheatle.htm

 
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Publié par le mars 6, 2012 dans Club de lecture, Jamaïque

 

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Les RDV Poetik’Art

Samedi 25 février dernier, les membres du Club de lecture Poetik’Art avions notre rendez-vous mensuel.

Pour rappel, nous nous réunissons chaque dernier samedi du mois, à Paris, dans un lieu différent, où autour d’un verre et/ou d’un plat pour les plus gourmands, nous échangeons nos impressions de lecture en toute convivialité et simplicité.

Pas besoin d’être un érudit, un grand lettré pour y participer…tout le monde a quelque chose à dire et le dit à sa façon, avec ses propres mots.

Le seul objectif : découvrir, apprendre, partager…

Si vous aussi vous souhaitez participer à ces RDV, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante : associationpoetikart@gmail.com

Si vous êtes hors de Paris, soyez aussi les bienvenus, lisez en même temps que nous, les ouvrages  sélectionnés et faîtes-nous part de vos commentaires.

Après avoir découvert » Une si longue histoire«  d’Andrea Levy, nous nous plongerons dans Island Song d’Alex Wheatle.

Alors à vos livres ! Prêts?

 
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Publié par le mars 6, 2012 dans Club de lecture

 

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Lecture d’Une si Longue Histoire : les réactions

Chers lecteurs, nous avons eu notre première soirée littéraire de la saison. Le sujet de cette soirée était la lecture d’Une si longue histoire d’Andrea Levy. Voici ce qu’il en est ressorti :

Malgré un sujet profond, l’esclavage, la lecture du roman est étonnement rapide, simple et agréable : c’est le grand talent d’écriture d’Andrea Levy, précis, sans fioritures. Ce n’est pas pour rien qu’elle a été récompensée pour son roman Islang Song (Hortense et Queenie) par le prix Costa awards, qui reconnaissent tant le mérite littéraire qu’une lecture agréable, rendant accessible la lecture à une plus grande audience.

Le ton du roman participe également à son intérêt. Bon nombre de romans ont traité auparavant du sujet de l’esclavage, mais celui-ci se distingue par un humour caustique (très anglais pourrions-nous dire !), une autodérision fine, basculant même parfois  dans le burlesque, la grosse farce !

Cette légèreté, ce détachement, n’enlèvent cependant rien à l’intensité de l’histoire et la crudité et cruauté des faits : ils mettent plutôt en exergue le fait que le concept même de l’esclavage, de la Traite négrière, des crimes contre l’humanité et relations entre humains engendrés, sont surréalistes, extrêmes et dépassent toute rationalité…

Autre originalité de ce roman : il n’est pas manichéen, les blancs n’y sont pas basiquement les mauvais et les noirs les gentils. De même que les esclaves ne restent pas sagement et misérablement à attendre que les « bons » blancs viennent les libérer, dans un enfer dans lequel ceux-ci les ont eux-mêmes mis (ce fameux mythe de l’abolition, occultant toutes les luttes des esclaves et des nègres marrons pour se libérer eux-mêmes !). Au quotidien, ils essaient à leurs façons de lutter et déjouer les mécanismes du système qu’avec le temps ils ont appris à maîtriser…

Particulièrement lucides de leurs situations, avec une clairvoyance très fine dans le caractère et le comportement de leurs maîtres dont ils se moquent habilement en toutes circonstances.

En décrivant l’effronterie, la roublardise, la jalousie et d’autres défauts de certains noirs (mais est-ce un défaut de tout faire pour survivre…), André Levy reflète toute la complexité de l’être humain, quel qu’il soit. Elle se focalise sur les faits (la mise en esclavage et la cruauté de traitement des esclaves) car son ambition est surtout, de tirer les conclusions de l’esclavage, de cette part sombre de l’histoire tant Occidentale, qu’Africaine et Américaine pour poser la question du vivre ensemble dans la société britannique actuelle et par extension dans les sociétés européennes ex esclavagistes comme la France, le Portugal, l’Espagne.

Le va et vient constant entre récit et narration est un facteur dynamique qui tient le lecteur alerte. Lorsque July, devenue une vieille dame prend la parole et revient sur sa vie, mêlant avec délice, vérités et mensonges, cela nous ramène à la grande tradition orale africaine qui s’est perpétuée au-delà des océans dans les cultures caribéennes et américaines.

Dans ce concert de louanges, surgit toutefois un bémol, en aucun cas du fait de l’auteur, mais de la responsabilité de la traduction en français. Ce bémol apparait dans l’adaptation en français, de la manière de s’exprimer des esclaves, en l’occurrence, l’utilisation par eux du Jamaican Patwa, le créole local, à base syntaxique anglaise, mélange de langues africaines et occidentales.

La traductrice, Cécile Arnaud, s’est contentée de faire parler « petit nègre » les noirs, restant dans le cliché . A aucun moment, il ne lui est semble t-il venu à l’esprit, que ce roman transposé dans l’espace français, devait se baser sur le créole à base syntaxique française, parlé dans la Caraibe francophone (Haïti, Guadeloupe, Martinique, Guyane) !  Encore une fois, la France oublie son passé esclavagiste! Non pas qu’on s’attende à ce qu’elle sache parler créole, mais au moins qu’elle puisse se rapprocher de linguistes spécialistes pour l’aiguiller dans ses recherches et trouver la meilleure adaptation possible. Du coup ce baragouinage incompréhensible et improbable dans le contexte caribéen, agace plus qu’autre chose…

On apprend beaucoup à la lecture sur les différentes classes régissant cette société esclavagiste :

  • Les relations entre esclaves des champs et esclaves domestiques
  • Les relations entre blancs anglais et blancs créoles, natifs de la Jamaïque
  • Les relations entre maitres et esclaves, plus complexes qu’on ne pense et l’interdépendance qui les lie et varie selon les circonstances, le poids du rôle que chacun doit jouer.
  • Le statut de la femme esclave, non seulement objet meuble appartenant à son maitre, mais aussi objet sexuel dont on abuse à sa convenance …
  • Le statut de cette même femme devenue « libre », qui use et abuse parfois de ses charmes pour améliorer son destin
  • L’importance du « colorisme » qui engendre le mépris des « teints clairs » (octavons, quarterons,mulâtres) pour les « teints foncés », la « négraille » et la quête d’une peau plus claire pour évoluer dans la société…

Et bien d’autres choses encore que vous découvrirez par vous-même !

Voilà, ce que nous pouvions dire pour l’instant d’Une si longue histoire. Il est temps, chers lecteurs que vous preniez la suite et les choses en mains et que vous partagiez vos impressions ! Alors aimé ou pas aimé ce bouquin ?

 
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Publié par le février 2, 2012 dans Club de lecture, Jamaïque

 

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Une si longue histoire (The Long Song) d’Andrea Levy

Chers amis du club de lecture de Poetikar’t, voici notre premier roman de la saison, Une si longue histoire , d’Andrea Levy qui nous transporte dans la Jamaïque de la fin de l’esclavage. En voici une présentation générale. Dans un prochain post, nous ferons un point sur vos réactions.

Sur les conseils de son fils imprimeur, July entreprend le récit de sa vie en Jamaïque, en ce xixe siècle qui voit l’abolition de l’esclavage. Née sur la plantation Amity, elle est la fille d’une « esclave des champs », travaillant dans les pièces de canne à sucre. La soeur du planteur, Caroline Mortimer, tout juste débarquée d’Angleterre, s’attendrit devant cette enfant espiègle et l’arrache à sa mère pour en faire sa servante. Dès lors, July mène la vie d’une esclave domestique dans la maison du maître, obéissant aux ordres de sa tyrannique missus blanche, tout en apprenant les ruses destinées à adoucir son sort. En 1831, lorsque éclate la révolte des Noirs, July a 14 ans. Elle est témoin d’une impitoyable répression puis victime d’une société coloniale à l’agonie. Incapable d’élever son fils nouveau-né, elle doit l’abandonner aux bons soins d’un pasteur baptiste. Quant à sa mère qui a participé aux émeutes, elle ne la reverra que pendue au gibet.

Le récit de July, c’est une voix unique, un franc-parler acquis dans les épreuves ; un regard acéré, souvent teinté d’ironie, porté sur elle-même et sur les personnages hauts en couleur qui croisent sa route ; un immense talent narratif, exprimé en desscènes foisonnantes ; tout un monde qui naît du souffle puissant de sa mémoire

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The Long Song (Une si longue histoire) a été en lice pour le Man Booker Prize et a gagné le prix Walter Scott de la fiction historique (the Walter Scott Prize for Historical Fiction).

Née à Londres de parents jamaïcains, Andrea Levy explore dans son œuvre les problèmes auxquels sont confrontées les minorités ethniques en Angleterre et le lien intime qui unit l’histoire britannique avec celle des Caraïbes. Elle est l’auteur des romans Every light in the house, Burnin’, Never far from nowhere et Small Island. Ce dernier, couronné par les prestigieux Orange Prize for Fiction et Whitbread Novel Award, a paru à Quai Voltaire en 2006 sous le titre Hortense et Queenie.

 
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Publié par le janvier 28, 2012 dans Club de lecture, Jamaïque

 

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Littérature Jamaïcaine (part 2) : Les auteurs jamaïcains ou d’origine jamaïcaine en Grande-Bretagne

Chers amis, le thème de notre saison de lecture est je rappelle : From Jamaicans to Black Britons (De Jamaïcains à Britanniques noirs), soit une plongée dans la culture et l’identité Jamaicaine et ce que signifie être de la diaspora Jamaïcaine, pour aboutir aux fondements d’une identité de britannique noir (e).

Avant de rentrer dans le vif du sujet et afin de partir d’une base commune de connaissance, je vous ai présenté succintement la Jamaïque, la diaspora jamaïcaine, puis nous avons abordé un premier volet de la littérature Jamaïcaine, avec notamment les pionniers et quelques auteurs de la diaspora aux USA et Canada. Aujourd’hui, nous vous présentons, les auteurs jamaïcains ou d’origine jamaicaine, émigrés ou natifs de la Grande-Bretagne.

Cette littérature est très intéressante car très variée, très fertile et connaît une renommée d’abord nationale assez populaire, voire internationale, avec notamment les succès de vente colossaux d’Andrea Levy ou Zadie Smith.

Voici une petite liste de ces auteurs.Comme vous voyez, ils sont assez nombreux, donc je développerai plus tard ce post.

Les infos sont bienvenus chers lecteurs, si vous connaissez d’autres auteurs non cités sur cette liste!

Patrick Augustus

James Berry

Jean Binta Breeze

Malorie Blackman

Constance Briscoe

Mike Gayle

Paul Gilroy

Colin Grant

Victor Headley

Dorothy Koomson

Linton Kwesi Johnson

Doreen Lawrence

Andrea Levy

Courttia Newland

Zadie Smith

Debbie Tucker Green

Alex Wheatle

Roy Williams

Benjamin Zephaniah

 
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Publié par le janvier 28, 2012 dans Club de lecture, Jamaïque

 

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La littérature Jamaïcaine

Thomas MacDermot

On crédite le Jamaicain Thomas MacDermot d’être le père fondateur de la littérature Jamaicaine et son livre Becka’s Buckra Baby, comme le début de la littérature Caribéenne  moderne.

Thomas MacDermot (1870-1933) était un poète, auteur, éditeur Jamaïcain qui publia sur plus de 20 ans le journal Jamaica Times. Thomas MacDermot travailla à promouvoir la literature Jamaicaine, à travers ses écrits puis avec la création en 1899, d’un concours hebdomadaire de nouvelles et histoires courtes publiés dans le Jamaica Times, ainsi que l’initiation de la bibliothèque All Jamaica en 1903. La bibliothèque All Jamaica est une collection de nouvelles et histoires courtes écrites par des Jamaicains et traitant de la Jamaïque, vendues à un prix raisonnable pour inciter les Jamaicains à la lecture. Thomas MacDermot a aussi été publié sous le pseudonyme de Tom Redcam.

Ouvrages :

Becka’s Buckra Baby (1904)

One Brown Girl and – a Jamaica Story (1909)

Claude McKay

Claude McKay est considéré comme l’un des pères fondateurs  de mouvement littéraire noir Américain du Harlem Renaissance et son roman “Banjo” est dit avoir inspiré le concept de la Négritude en France.

Claude McKay (15 septembre 1889 – 22 mai 1948) est un romancier et poète jamaïcain, puis naturalisé américain. Il a fait partie du mouvement littéraire de la Harlem renaissance ou renaissance de Harlem.

Il est l’auteur de trois romans : Home to Harlem en 1928 (Ghetto noir), un best-seller qui lui valut le Harmon Gold Award for Literature, Banjo en 1929, et Banana Bottom en 1933. Claude McKay est aussi l’auteur d’un recueil de nouvelles, Gingertown en 1932 et de deux autobiographies, A Long Way from Home en 1937 et Harlem: Negro Polis en 1940.

Sa poésie, lyrique, nostalgique, et sociale, en fait un auteur majeur de la littérature afro-américaine de la première moitié du xxe siècle.

Il fut un grand voyageur, passant la majeure partie de sa vie entre les États-Unis, l’Europe et le Maroc. Il visita longuement la Russie après la Révolution bolchévique. Marqué par le racisme et la ségrégation, il était un auteur engagé dans les milieux révolutionnaires, mais il resta toujours critique des appareils politiques. Malade et sans illusion, il se convertit au catholicisme à la fin de sa vie.

Mc Kay ne revint jamais dans son île natale.

Plus d’info sur Claude McKay : http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_McKay

Una Marson

Una Maud Victoria Marson (5 May 1905 – 1965) était une féministe, activiste,éditrice, productrice et auteure Jamaicaine. Journaliste, elle est la première femme à publier son propre magazine qui promeut la littérature locale, traite des questions sociales et de la condition féminine. Son œuvre comporte poèmes, pièces de théâtre ainsi que des programmes radiophoniques pour la BBC. Una Marson émigrée en 1932 à Londres travailla pour la BBC durant la 2nde guerre mondiale.  Elle produit en 1942 le programme Caribbean Voices, qui grâce ses lectures devint un forum pour les plus grands noms de la littérature caribéenne.

Oeuvres :

Tropic Reveries (1930, poésie)

Heights and Depths (1932, poésie)

At What a Price (1933, théâtre)

Moth and the Star (1937, poésie)

London Calling (1938, théâtre)

Pocomania (1938, théâtre)

Towards the Stars: Poems (1945, poésie)

Bio d’Uma Marson : http://en.wikipedia.org/wiki/Una_Marson

Louise Simone Bennett-Coverley

Louise Simone Bennett-Coverley ou Miss Lou (1919-2006) était une ethnologue, conteuse, auteure et éducatrice Jamaicaine.

Comédienne ayant joué dans de nombreuses pièces comiques locales, elle a voyagé dans le monde entier pour la promotion de la culture Jamaicaine. Elle a écrit de nombreux poèmes dont les plus notables sont Jamaica Labrish-1966, Anancy and Miss Lou-1979.

Son style d’écriture était basé sur le créole local, le “Jamaican Patois” ce qui permit à cette langue d’être mise en lumière et d’être reconnue en tant que langue à part entière. Pionnière, elle influença de nombreux poètes, à l’instar de Mutabaruka.

Elle est notamment connue pour avoir influencé Harry Belafonte pour ce qui allait être le tube international, la chanson Day O (Banana Boat Song) enregistré en 1955. Belafonte s’est basé sur l’enregistrement de 1954 de Louise Bennett d’une chanson du folklore jamaicain «  Day Dah Light ».

Elle décède à Toronto au Canada le 26 juillet 2006.

Site web officiel : http://louisebennett.com/

Wikipedia : http://en.wikipedia.org/wiki/Louise_Bennett-Coverley

Hazel Dorothy Campbell

Hazel Dorothy Campbell est une auteure, éditrice, productrice, enseignante, spécialiste de la communication jamaicaine.

En 1970, sa 1ere nouvelle est publiée dans le journal Sunday Gleaner. Cela sera le début de nombreuses participations à des concours de nouvelles et de poésie (Jamaica Festival Short Story and Poetry Competition),dont elle remportera de nombreux certificats et médailles.

Avant de se consacrer à la littérature enfantine, ses premiers romans sont destinés aux adultes, notamment les deux premiers que sont  “The Rag Doll & Other Stories” (1978) et Woman’s Tongue: a Collection of Eight Short Stories (1985)

En 1993, elle publie sa 1ere collection pour enfants intitulée :

Tilly Bummie and Other Stories: Life in Jamaican Country and Town.

Elle est honorée en 1997 du prix Vic Reid de littérature jeunesse (Vic Reid Award for

Children’s Literature) pour sa collection d’histoires nommée : Ramgoat Dashalong: Magical Tales from Jamaica. En 2011, le Council of Jamaica, lui remet la médaille d’argent Musgrave (Silver Musgrave medal) pour sa contribution à la littérature jeunesse.

Page officielle : http://caribbeanliterarysalon.ning.com/profile/HazelDCampbell

Margaret Cezair-Thompson

Margaret Cezair-Thompson est un écrivain Jamaicain, auteure des romans  The True History of Paradise et The Pirate’s Daughter, également professeur de literature et d’écriture au Wellesley College.

Son oeuvre a été comparé à ceux de  William FaulknerGeorge Lamming et Jamaica Kincaid. Parmi ses thèmes de prédilection la quête de l’individu pour trouver sa place et son identité dans le tumulte de l’histoire. Non seulement intéressée par l’histoire de la Jamaique, ce qui la passionne c’est comment l’histoire de la Jamaique se connecte avec l’Histoire avec un grand H. Elle se place volontiers dans le sillon des auteurs post-coloniaux qui réclament haut et fort leur part dans la grande  histoire. Les critiques louent également la capacité de Cezair-Thompson d’évoquer l’essence authentique de la Jamaique dans ses descriptions du paysage, de la flore et de la culture

Site web officiel : http://margaretcezairthompson.com/

http://en.wikipedia.org/wiki/Margaret_Cezair-Thompson

Kwame Dawes

 

Kwame Senu Neville Dawes (né au Ghana en 1962) est un poète, écrivain, dramaturge,éditeur, critique, musicien et professeur d’anglais et poète en résidence à l’Université de Caroline du Sud.

Il est l’auteur de 13 livres de poésie et de nombreux autres de fictions, essais et théâtre.

Bien que Ghanéen, il a grandi et étudié en Jamaïque, puis au Canada. En 1994, il remporte le Forward Poetry Prize, pour la meilleure première publication de poèmes, Progeny of Air.

Il est Directeur de la programmation du festival international de littérature Calabash (the Calabash International Literary Festival) qui a lieu chaque mois de mai, en  Jamaique.

http://en.wikipedia.org/wiki/Kwame_Dawes

Site web officiel : http://www.kwamedawes.com/

Marlon James

Marlon James est né à Kingston, en Jamaïque en 1970. Diplomé d’ une maîtrise en création littéraire de Wilkes University en 2006, il enseigne durant deux ans à la Calabash International Literary Festival Workshop à Kingston puis  au Gotham Writers Workshop à New York. Il  a également fait partie du jury pour le PEN Beyond Margins Award, ainsi que pour le New York Public Library’s Young Lions Fiction Award.

Le premier roman de Marlon James, John Crow’s Devil, a remporté un prix lors du Minnesota Book Award.

En 2010, son deuxième roman, The Book of Night Women qui relate l’histoire d’un esclave lors du soulèvement de la Jamaïque au 18ème siècle, est l’heureux gagnant du Dayton Literary Peace Prize for Fiction. Largement salué par les critiques littéraires, il est même comparé pour son style d’écriture à Toni Morison ou encore Alice Walker (cf. critique du NY Times)

(Recherche, traduction : KZ)

 
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Publié par le janvier 27, 2012 dans Club de lecture, Jamaïque

 

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