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Archives de Tag: littérature britannique

Island Song d’Alex Wheatle

« Elle se demandait dans quel genre de monde elle avait mené ses deux filles – le cycle assommant de la vie dans la campagne jamaïcaine. Aucune chance pour elles de partir à l’aventure et voir le monde… » Mais Jenny et Hortense Rodney, deux sœurs descendantes des farouches Marrons, comptent bien voir le monde. Ce roman est leur histoire, où Alex Wheatle part en quête de ses propres origines familiales.
Après une enfance dans la Jamaïque rurale, après les boulots ingrats, les arnaques, les fêtes de quartier et les sound systems de Trenchtown, elles saisissent leur chance : elles partent avec leurs maris pour l’Angleterre, pays des richesses lointaines, où elles s’installent entre les rues mornes et les cafés jazz de Brixton, et deviennent mères à leur tour.

Écrit dans une langue chaude, musicale, inventive et urbaine, servie par une traduction vivante et originale, Island song fait le portrait émouvant de la Jamaïque du XXe siècle, ses histoires et ses traditions, un récit épique mêlant amour, rire et solidarités familiales, où les drames le disputent à la joie, où les départs créent de nouvelles rencontres.
C’est aussi une formidable peinture sociale de cette Jamaïque en mutation, qui voit ses paysans sédentaires devenir des ouvriers urbains déracinés, son catholicisme traditionnel bousculé par la modernité et l’exil.
Émigration, bouleversement des gens, des croyances et des modes de vie : au milieu du tourbillon, il reste la famille et la communauté, avec ses fractures, sa richesse, ses mystères.

Bien qu’il lui soit postérieur, Island song, précède Redemption song avec lequel il dessine un diptyque : le premier explore les origines et l’histoire de l’immigration jamaïcaine à Londres, et le second le destin de cette communauté noire et pauvre du quartier de Brixton.

« Simple, généreux, poignant et déchirant » Daily Mail

« Un pro de la prose : un des auteurs les plus excitants de la communauté noire urbaine » The Times

Disponible chez Amazon  :ici

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Publié par le mars 6, 2012 dans Club de lecture, Jamaïque

 

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Alex Wheatle


Alex Alphonso Wheatle,  MBE, ( Member of the Most Excellent Order of the British Empire _Membre d’Excellence de l’Ordre de l’Empire Britannique) est un romancier britannique d’origine Jamaïcaine,primé,.

Né en 1963 de parents jamaïcains vivant à Brixton, il a passé la majeure partie de son enfance dans un foyer pour enfants du Surrey. En 1977, de retour à Brixton,où il vit de petits boulots, il  crée le sound system Crucial Rocker dans lequel il est DJ et sous le  nom de Yardman Irie, interprète ses propres chansons sur la vie de tous les jours à Brixton.

En 1981, il participe aux émeutes raciales de Brixton, fait partie de ces milliers d’adolescents qui envoient des briques et des bouteilles sur la police. Il est arrêté et emprisonné pour cela. Durant son incarcération, il découvre les plaisirs de la lecture grâce à des auteurs tels que Chester Himes, Richard Wright, C. L. R. James and John Steinbeck.

A sa sortie de prison, il continue d’écrire des poèmes et chansons et devint connu comme le « Barde de Brixton ».

Son 1er roman, Brixton Rock, publié en 199, est unanimement acclamé par la critique. Il reçoit par ailleurs pour ce roman, le prix du meilleur nouvel écrivain du London Arts Board. S’en suivent 8 autres romans, tout autant plébiscités:

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  • Brixton Rock (1999)
  • East of Acre Lane (2001)(Redemption Song en français)
  • The Seven Sisters (2002)
  • Checkers with Mark Parham (2003)
  • Island Songs (2005)
  • The Dirty South (2008)
  • Brenton Brown (2011)

Aujourd’hui, ses romans font partie de listes de lecture dans les écoles. Membre de l’association des écrivains britanniques, il collabore avec l’association caritative Booktrust et le Children’s Discovery Centre (équivalent des centres de loisirs pour enfants), à la promotion de la lecture et participe chaque année au « Mois de l’Histoire des Noirs » (Black History Month).

Il apparaît régulièrement dans l’émission TV, The One Show de la BBC1 et à la radio.

Il enseigne à différents endroits, notamment au Lambeth College(Londres),supervise des ateliers d’écriture en prisons et donne des conférences basées sur sa propre histoire et sa passion de la littérature.

Brixton est partie intégrante de sa vie et de son oeuvre. Il est par ailleurs revenu sur les émeutes de Brixton et son expérience, dans un documentaire de la BBC, intitulé « Battle for Brixton » en commémoration du 25ème anniversaire.

Il a également donné sa voix à un audioguide sur les rues de Brixton en 2008.

En 2008, selon la coutume du « Queen’s Birthday Honours list », (jour de l’anniversaire de la Reine), il est fait MBE, ( Member of the Most Excellent Order of the British Empire _Membre d’Excellence de l’Ordre de l’Empire Britannique) pour services à la littérature.

En  Juillet 2010, son 1er roman, Brixton Rock, a été adapté à la scène et joué au théâtre Young Vic de Londres. Son second roman, East of Acre Lane (2001)(Redemption Song en français) est en projet pour devenir une fiction produite par la BBC.

A l’automne 2010, il écrit et se produit sur scène dans un one-man show autobiographique pour la compagnie Tara Arts, dans un spectacle nommé Uprising. Ce spectacle le mène en tournée en 2011 dans plusieurs villes anglaises et il participe notamment au  Writing On The Wall Festival à  Liverpool et au  Harrogate Crime Writing Festival, (Festival de litterature policière d’Harogate).

Aujourd’hui père de trois enfants, il vit avec sa famille toujours à Brixton.

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Pour plus d’infos :

http://literature.britishcouncil.org/alex-wheatle

Liste de ses oeuvres : http://www.thesusijnagency.com/AlexWheatle.htm

 
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Publié par le mars 6, 2012 dans Club de lecture, Jamaïque

 

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Lecture d’Une si Longue Histoire : les réactions

Chers lecteurs, nous avons eu notre première soirée littéraire de la saison. Le sujet de cette soirée était la lecture d’Une si longue histoire d’Andrea Levy. Voici ce qu’il en est ressorti :

Malgré un sujet profond, l’esclavage, la lecture du roman est étonnement rapide, simple et agréable : c’est le grand talent d’écriture d’Andrea Levy, précis, sans fioritures. Ce n’est pas pour rien qu’elle a été récompensée pour son roman Islang Song (Hortense et Queenie) par le prix Costa awards, qui reconnaissent tant le mérite littéraire qu’une lecture agréable, rendant accessible la lecture à une plus grande audience.

Le ton du roman participe également à son intérêt. Bon nombre de romans ont traité auparavant du sujet de l’esclavage, mais celui-ci se distingue par un humour caustique (très anglais pourrions-nous dire !), une autodérision fine, basculant même parfois  dans le burlesque, la grosse farce !

Cette légèreté, ce détachement, n’enlèvent cependant rien à l’intensité de l’histoire et la crudité et cruauté des faits : ils mettent plutôt en exergue le fait que le concept même de l’esclavage, de la Traite négrière, des crimes contre l’humanité et relations entre humains engendrés, sont surréalistes, extrêmes et dépassent toute rationalité…

Autre originalité de ce roman : il n’est pas manichéen, les blancs n’y sont pas basiquement les mauvais et les noirs les gentils. De même que les esclaves ne restent pas sagement et misérablement à attendre que les « bons » blancs viennent les libérer, dans un enfer dans lequel ceux-ci les ont eux-mêmes mis (ce fameux mythe de l’abolition, occultant toutes les luttes des esclaves et des nègres marrons pour se libérer eux-mêmes !). Au quotidien, ils essaient à leurs façons de lutter et déjouer les mécanismes du système qu’avec le temps ils ont appris à maîtriser…

Particulièrement lucides de leurs situations, avec une clairvoyance très fine dans le caractère et le comportement de leurs maîtres dont ils se moquent habilement en toutes circonstances.

En décrivant l’effronterie, la roublardise, la jalousie et d’autres défauts de certains noirs (mais est-ce un défaut de tout faire pour survivre…), André Levy reflète toute la complexité de l’être humain, quel qu’il soit. Elle se focalise sur les faits (la mise en esclavage et la cruauté de traitement des esclaves) car son ambition est surtout, de tirer les conclusions de l’esclavage, de cette part sombre de l’histoire tant Occidentale, qu’Africaine et Américaine pour poser la question du vivre ensemble dans la société britannique actuelle et par extension dans les sociétés européennes ex esclavagistes comme la France, le Portugal, l’Espagne.

Le va et vient constant entre récit et narration est un facteur dynamique qui tient le lecteur alerte. Lorsque July, devenue une vieille dame prend la parole et revient sur sa vie, mêlant avec délice, vérités et mensonges, cela nous ramène à la grande tradition orale africaine qui s’est perpétuée au-delà des océans dans les cultures caribéennes et américaines.

Dans ce concert de louanges, surgit toutefois un bémol, en aucun cas du fait de l’auteur, mais de la responsabilité de la traduction en français. Ce bémol apparait dans l’adaptation en français, de la manière de s’exprimer des esclaves, en l’occurrence, l’utilisation par eux du Jamaican Patwa, le créole local, à base syntaxique anglaise, mélange de langues africaines et occidentales.

La traductrice, Cécile Arnaud, s’est contentée de faire parler « petit nègre » les noirs, restant dans le cliché . A aucun moment, il ne lui est semble t-il venu à l’esprit, que ce roman transposé dans l’espace français, devait se baser sur le créole à base syntaxique française, parlé dans la Caraibe francophone (Haïti, Guadeloupe, Martinique, Guyane) !  Encore une fois, la France oublie son passé esclavagiste! Non pas qu’on s’attende à ce qu’elle sache parler créole, mais au moins qu’elle puisse se rapprocher de linguistes spécialistes pour l’aiguiller dans ses recherches et trouver la meilleure adaptation possible. Du coup ce baragouinage incompréhensible et improbable dans le contexte caribéen, agace plus qu’autre chose…

On apprend beaucoup à la lecture sur les différentes classes régissant cette société esclavagiste :

  • Les relations entre esclaves des champs et esclaves domestiques
  • Les relations entre blancs anglais et blancs créoles, natifs de la Jamaïque
  • Les relations entre maitres et esclaves, plus complexes qu’on ne pense et l’interdépendance qui les lie et varie selon les circonstances, le poids du rôle que chacun doit jouer.
  • Le statut de la femme esclave, non seulement objet meuble appartenant à son maitre, mais aussi objet sexuel dont on abuse à sa convenance …
  • Le statut de cette même femme devenue « libre », qui use et abuse parfois de ses charmes pour améliorer son destin
  • L’importance du « colorisme » qui engendre le mépris des « teints clairs » (octavons, quarterons,mulâtres) pour les « teints foncés », la « négraille » et la quête d’une peau plus claire pour évoluer dans la société…

Et bien d’autres choses encore que vous découvrirez par vous-même !

Voilà, ce que nous pouvions dire pour l’instant d’Une si longue histoire. Il est temps, chers lecteurs que vous preniez la suite et les choses en mains et que vous partagiez vos impressions ! Alors aimé ou pas aimé ce bouquin ?

 
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Publié par le février 2, 2012 dans Club de lecture, Jamaïque

 

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Littérature Jamaïcaine (part 2) : Les auteurs jamaïcains ou d’origine jamaïcaine en Grande-Bretagne

Chers amis, le thème de notre saison de lecture est je rappelle : From Jamaicans to Black Britons (De Jamaïcains à Britanniques noirs), soit une plongée dans la culture et l’identité Jamaicaine et ce que signifie être de la diaspora Jamaïcaine, pour aboutir aux fondements d’une identité de britannique noir (e).

Avant de rentrer dans le vif du sujet et afin de partir d’une base commune de connaissance, je vous ai présenté succintement la Jamaïque, la diaspora jamaïcaine, puis nous avons abordé un premier volet de la littérature Jamaïcaine, avec notamment les pionniers et quelques auteurs de la diaspora aux USA et Canada. Aujourd’hui, nous vous présentons, les auteurs jamaïcains ou d’origine jamaicaine, émigrés ou natifs de la Grande-Bretagne.

Cette littérature est très intéressante car très variée, très fertile et connaît une renommée d’abord nationale assez populaire, voire internationale, avec notamment les succès de vente colossaux d’Andrea Levy ou Zadie Smith.

Voici une petite liste de ces auteurs.Comme vous voyez, ils sont assez nombreux, donc je développerai plus tard ce post.

Les infos sont bienvenus chers lecteurs, si vous connaissez d’autres auteurs non cités sur cette liste!

Patrick Augustus

James Berry

Jean Binta Breeze

Malorie Blackman

Constance Briscoe

Mike Gayle

Paul Gilroy

Colin Grant

Victor Headley

Dorothy Koomson

Linton Kwesi Johnson

Doreen Lawrence

Andrea Levy

Courttia Newland

Zadie Smith

Debbie Tucker Green

Alex Wheatle

Roy Williams

Benjamin Zephaniah

 
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Publié par le janvier 28, 2012 dans Club de lecture, Jamaïque

 

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