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Archives de Tag: esclavage en jamaique

Les communautés Maroons de Jamaïque

Dans le roman Island Song d’Alex Wheatle, le père des héroïnes, Joseph Rodney est d’origine Maroon. Une opportunité pour nous de découvrir qui sont ces fameux Maroons de Jamaïque….

Les Maroons sont les descendants directs de ces célèbres guerriers africains des 17ème and 18ème siècles qui se sont échappés des plantations esclavagistes britanniques et se sont battus pour leur liberté, obligeant le gouvernement colonial britannique à leur réclamer un traité de paix en 1739. Leur chef et fondatrice était Queen Nanny, qui est devenue une héroïne nationale, et dont on trouve le portrait sur le billet de 500 $ jamaïcains.

Les premiers Marrons, bien qu’originaires de régions d’Afrique de l’Ouest différentes et de différentes ethnies, étaient menés par des individus parlant l’Akan et venant des régions qui correspondent au Ghana et à la Côte d’Ivoire actuels. Il semble que les traditions culturelles Akan apportées par ces leaders aient fini par dominer la nouvelle culture d’inspiration Africaine instaurée par les Marrons à la Jamaïque.

Aujourd’hui les descendants des Marrons se composent de quatre principales communautés en Jamaïque : Accompong, à l’est, dans la région accidentée de Cockpit ; et Moore Town, Charles Town et Scott’s Hall dans les Blue Mountains, à l’ouest.

Langue :

Les Marrons parlent toujours une langue rituelle appelée Kromanti, dont le nom est dérivé de Cormantin, sur la côte du Ghana actuel. Le vocabulaire de cette langue vient principalement de langues Akan , telles que l’Asante-Twi et le Fanti.

La musique  :

Les plus anciens genres musicaux sont pratiqués dans la tradition religieuse d’origine africaine appelé Kromanti (nom venant de Cormantin, une ville et un fort sur la côte de l’actuel Ghana). Les cérémonies Kromanti, qui traitent en premier lieu de guérison spirituelle et à l’aide de plantes médicinales, incluent plusieurs genres de musique, de percussion et de danse dont les noms proviennent de peuples ou de régions d’Afrique de l’Ouest qui ont contribué aux groupes Marrons originels.

Patrimoine de l’Humanité

En 2003, l’Unesco a officiellement déclaré la tradition musicale des Marrons de Moore Town « Chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité », renforçant ainsi l’espoir que ce répertoire marron unique de savoirs ancestraux et de valeurs esthétiques puisse être transmis aux générations futures, en dépit des pressions qui ont conduit à son déclin chez les Marrons les plus jeunes.

Visionnez l’émission spécialement dédiée aux Maroons de Bworld Connection en compagnie de Brother Jimmy :

Lire aussi :

La Jamaïque

Sur Wikipedia : Histoire de la Jamaïque

Nanny des Marrons, figure de résistance des esclaves de la Jamaïque

La musique marronne de Jamaïque

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Publié par le mars 6, 2012 dans Club de lecture, Jamaïque

 

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Une si longue histoire (The Long Song) d’Andrea Levy

Chers amis du club de lecture de Poetikar’t, voici notre premier roman de la saison, Une si longue histoire , d’Andrea Levy qui nous transporte dans la Jamaïque de la fin de l’esclavage. En voici une présentation générale. Dans un prochain post, nous ferons un point sur vos réactions.

Sur les conseils de son fils imprimeur, July entreprend le récit de sa vie en Jamaïque, en ce xixe siècle qui voit l’abolition de l’esclavage. Née sur la plantation Amity, elle est la fille d’une « esclave des champs », travaillant dans les pièces de canne à sucre. La soeur du planteur, Caroline Mortimer, tout juste débarquée d’Angleterre, s’attendrit devant cette enfant espiègle et l’arrache à sa mère pour en faire sa servante. Dès lors, July mène la vie d’une esclave domestique dans la maison du maître, obéissant aux ordres de sa tyrannique missus blanche, tout en apprenant les ruses destinées à adoucir son sort. En 1831, lorsque éclate la révolte des Noirs, July a 14 ans. Elle est témoin d’une impitoyable répression puis victime d’une société coloniale à l’agonie. Incapable d’élever son fils nouveau-né, elle doit l’abandonner aux bons soins d’un pasteur baptiste. Quant à sa mère qui a participé aux émeutes, elle ne la reverra que pendue au gibet.

Le récit de July, c’est une voix unique, un franc-parler acquis dans les épreuves ; un regard acéré, souvent teinté d’ironie, porté sur elle-même et sur les personnages hauts en couleur qui croisent sa route ; un immense talent narratif, exprimé en desscènes foisonnantes ; tout un monde qui naît du souffle puissant de sa mémoire

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The Long Song (Une si longue histoire) a été en lice pour le Man Booker Prize et a gagné le prix Walter Scott de la fiction historique (the Walter Scott Prize for Historical Fiction).

Née à Londres de parents jamaïcains, Andrea Levy explore dans son œuvre les problèmes auxquels sont confrontées les minorités ethniques en Angleterre et le lien intime qui unit l’histoire britannique avec celle des Caraïbes. Elle est l’auteur des romans Every light in the house, Burnin’, Never far from nowhere et Small Island. Ce dernier, couronné par les prestigieux Orange Prize for Fiction et Whitbread Novel Award, a paru à Quai Voltaire en 2006 sous le titre Hortense et Queenie.

 
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Publié par le janvier 28, 2012 dans Club de lecture, Jamaïque

 

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