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Archives Mensuelles: janvier 2012

Une si longue histoire (The Long Song) d’Andrea Levy

Chers amis du club de lecture de Poetikar’t, voici notre premier roman de la saison, Une si longue histoire , d’Andrea Levy qui nous transporte dans la Jamaïque de la fin de l’esclavage. En voici une présentation générale. Dans un prochain post, nous ferons un point sur vos réactions.

Sur les conseils de son fils imprimeur, July entreprend le récit de sa vie en Jamaïque, en ce xixe siècle qui voit l’abolition de l’esclavage. Née sur la plantation Amity, elle est la fille d’une « esclave des champs », travaillant dans les pièces de canne à sucre. La soeur du planteur, Caroline Mortimer, tout juste débarquée d’Angleterre, s’attendrit devant cette enfant espiègle et l’arrache à sa mère pour en faire sa servante. Dès lors, July mène la vie d’une esclave domestique dans la maison du maître, obéissant aux ordres de sa tyrannique missus blanche, tout en apprenant les ruses destinées à adoucir son sort. En 1831, lorsque éclate la révolte des Noirs, July a 14 ans. Elle est témoin d’une impitoyable répression puis victime d’une société coloniale à l’agonie. Incapable d’élever son fils nouveau-né, elle doit l’abandonner aux bons soins d’un pasteur baptiste. Quant à sa mère qui a participé aux émeutes, elle ne la reverra que pendue au gibet.

Le récit de July, c’est une voix unique, un franc-parler acquis dans les épreuves ; un regard acéré, souvent teinté d’ironie, porté sur elle-même et sur les personnages hauts en couleur qui croisent sa route ; un immense talent narratif, exprimé en desscènes foisonnantes ; tout un monde qui naît du souffle puissant de sa mémoire

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The Long Song (Une si longue histoire) a été en lice pour le Man Booker Prize et a gagné le prix Walter Scott de la fiction historique (the Walter Scott Prize for Historical Fiction).

Née à Londres de parents jamaïcains, Andrea Levy explore dans son œuvre les problèmes auxquels sont confrontées les minorités ethniques en Angleterre et le lien intime qui unit l’histoire britannique avec celle des Caraïbes. Elle est l’auteur des romans Every light in the house, Burnin’, Never far from nowhere et Small Island. Ce dernier, couronné par les prestigieux Orange Prize for Fiction et Whitbread Novel Award, a paru à Quai Voltaire en 2006 sous le titre Hortense et Queenie.

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Publié par le janvier 28, 2012 dans Club de lecture, Jamaïque

 

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Andrea Levy

Chers amis de Poetik’Art et lecteurs de ce blog, nous débutons notre club de lecture avec Andrea Levy. Pour ceux qui ne la connaisse pas encore, voici sa biographie.

En 1948, le père d’Andrea Levy émigra  de la Jamaïque vers l’Angleterre à bord du paquebot Empire Windrush et sa mère le rejoignit peu après. Andrea naquit à Londres, grandissant noire dans une Angleterre d’alors très blanche.

Andrea Levy ne commença à écrire qu’à partir du milieu de la trentaine. A cette période, il y avait peu d’écrits sur l’expérience noire en Grande-Bretagne. Après avoir suivi des ateliers d’écriture, Levy commença à écrire les romans, qu’elle, en tant que jeune femme, avait toujours voulu lire – des romans divertissants qui reflètent l’expérience des britanniques noirs, qui s’intéressent de près et attentivement à la Grande-Bretagne et ses changements de populations, ainsi qu’aux liens qui unissent l’histoire britannique avec celle de la Caraïbe. Dans ses trois premiers romans, elle explora, sous différents angles, les problèmes rencontrés par les enfants britanniques, nés de parents Jamaïcains émigrés. Dans son premier roman, the semi-autobiographique Every Light in the House Burnin’ (1994), l’histoire d’une famille Jamaicaine vivant dans le Londres des années 60. Never Far from Nowhere (1996), le second, se passé dans les années 70 et raconte l’histoire de deux soeurs très différentes vivant dans une cité de Londres. Dans Fruit of the Lemon (1999), Faith Jackson, une jeune femme noire, visite la Jamaïque après avoir subi une dépression et y découvre une histoire personnelle inconnue.

Dans son quatrième roman, Small Island (Hortense et Queenie en Fr), Levy examine les expériences de ceux de la génération de son père qui revinrent en Grande-Bretagne après avoir servi dans la Royal Air Force, l’armée de l’air, durant la seconde guerre mondiale. Mais au-delà de l’histoire des Jamaïcains qui vinrent en quête d’une vie nouvelle (et meilleure) dans la patrie mère, elle explore les adaptations et problèmes rencontrés par le peuple Anglais, parmi lesquel ces Jamaïcains vinrent s’installer. L’immigration change la vie de tout le monde et dans Small Island  examine non seulement les conflits de deux cultures jetées ensemble dans une terrible guerre, mais aussi la bienveillance et la force que les gens peuvent se donner. La Seconde guerre mondiale était un catalyseur qui a mené à la société multiculturelle que la Grande-Bretagne est devenue. Pour Andrea Levy, reconnaître le rôle joué de tous les côtés dans ce changement est une partie importante de la compréhension du processus, permettant la création d’un meilleur futur ensemble.

Dans son dernier opus, The Long Song (Une si longue histoire en fr), Levy va encore plus loin dans les origines de cette intimité entre la Grande-Bretagne et la Caraïbe. Le livre est implanté dans le début du 19ème siècle en Jamaïque, durant les dernières années de l’esclavage et la période immédiate après l’émancipation. C’est l’histoire de July, une esclave domestique (servant dans la maison du maître), sur la plantation sucrière Amity. L’histoire est narrée par le personnage de July elle-même, devenue une femme âgée, qui revient sur sa vie pleine d’événements.

Andrea Levy is a Londoner. She not only lives and works in the city she loves but has used London as the setting in many of her novels. She has been a recipient of an Arts Council Award and her second novel Never Far from Nowhere was long listed for the Orange Prize. Small Island was the winner of the Orange Prize for Fiction, the Whitbread Novel Award, the Whitbread Book of the Year award, the Orange Best of the Best, and the Commonwealth Writer’s Prize. Her latest novel The Long Song was shortlisted for the Man Booker prize, and was the winner of the Walter Scott Prize for Historical Fiction. Besides novels she has also written short stories that have been read on radio, published in newspapers and anthologised. She has been a judge for the Orange Prize for Fiction, Orange Futures and the Saga Prize.

Andrea Levy est Londonienne. Non seulement vit-elle et travaille t-elle dans la ville, mais elle utilise Londres comme décor dans beaucoup de ses romans.

Elle a été récompensée par un  Arts Council Award et son second roman Never Far from Nowhere , a été en lice pour le Prix Orange, prix prestigieux de littérature féminine.

Small Island fût le grand gagnant du prix Orange pour la fiction (Orange Prize for Fiction), le prix Orange Best of the Best, récompensant le meilleur des romans de la décennie, le prix Whitbread du roman (the Whitbread Novel Award), le prix Whitbread du Livre de l’année (the Whitbread Book of the Year award) et le prix littéraire du Commonwealth (the Commonwealth Writer’s Prize).

The Long Song (Une si longue histoire) a été en lice pour le Man Booker Prize et a gagné le prix Walter Scott de la fiction historique (the Walter Scott Prize for Historical Fiction).

Hormis les romans, Andrea Levy a également écrit des nouvelles qui ont été lues à la radio, publiées dans la presse et éditées sous forme d’anthologie.

Elle a été juge des prix Orange de fiction, prix Orange « découvertes » (pour les jeunes auteures à suivre) et du prix Saga.

(Traduction KZ)

Site web Andrea Levy : http://www.andrealevy.co.uk/index.php

 
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Publié par le janvier 28, 2012 dans Club de lecture, Jamaïque

 

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Littérature Jamaïcaine (part 2) : Les auteurs jamaïcains ou d’origine jamaïcaine en Grande-Bretagne

Chers amis, le thème de notre saison de lecture est je rappelle : From Jamaicans to Black Britons (De Jamaïcains à Britanniques noirs), soit une plongée dans la culture et l’identité Jamaicaine et ce que signifie être de la diaspora Jamaïcaine, pour aboutir aux fondements d’une identité de britannique noir (e).

Avant de rentrer dans le vif du sujet et afin de partir d’une base commune de connaissance, je vous ai présenté succintement la Jamaïque, la diaspora jamaïcaine, puis nous avons abordé un premier volet de la littérature Jamaïcaine, avec notamment les pionniers et quelques auteurs de la diaspora aux USA et Canada. Aujourd’hui, nous vous présentons, les auteurs jamaïcains ou d’origine jamaicaine, émigrés ou natifs de la Grande-Bretagne.

Cette littérature est très intéressante car très variée, très fertile et connaît une renommée d’abord nationale assez populaire, voire internationale, avec notamment les succès de vente colossaux d’Andrea Levy ou Zadie Smith.

Voici une petite liste de ces auteurs.Comme vous voyez, ils sont assez nombreux, donc je développerai plus tard ce post.

Les infos sont bienvenus chers lecteurs, si vous connaissez d’autres auteurs non cités sur cette liste!

Patrick Augustus

James Berry

Jean Binta Breeze

Malorie Blackman

Constance Briscoe

Mike Gayle

Paul Gilroy

Colin Grant

Victor Headley

Dorothy Koomson

Linton Kwesi Johnson

Doreen Lawrence

Andrea Levy

Courttia Newland

Zadie Smith

Debbie Tucker Green

Alex Wheatle

Roy Williams

Benjamin Zephaniah

 
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Publié par le janvier 28, 2012 dans Club de lecture, Jamaïque

 

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La littérature Jamaïcaine

Thomas MacDermot

On crédite le Jamaicain Thomas MacDermot d’être le père fondateur de la littérature Jamaicaine et son livre Becka’s Buckra Baby, comme le début de la littérature Caribéenne  moderne.

Thomas MacDermot (1870-1933) était un poète, auteur, éditeur Jamaïcain qui publia sur plus de 20 ans le journal Jamaica Times. Thomas MacDermot travailla à promouvoir la literature Jamaicaine, à travers ses écrits puis avec la création en 1899, d’un concours hebdomadaire de nouvelles et histoires courtes publiés dans le Jamaica Times, ainsi que l’initiation de la bibliothèque All Jamaica en 1903. La bibliothèque All Jamaica est une collection de nouvelles et histoires courtes écrites par des Jamaicains et traitant de la Jamaïque, vendues à un prix raisonnable pour inciter les Jamaicains à la lecture. Thomas MacDermot a aussi été publié sous le pseudonyme de Tom Redcam.

Ouvrages :

Becka’s Buckra Baby (1904)

One Brown Girl and – a Jamaica Story (1909)

Claude McKay

Claude McKay est considéré comme l’un des pères fondateurs  de mouvement littéraire noir Américain du Harlem Renaissance et son roman “Banjo” est dit avoir inspiré le concept de la Négritude en France.

Claude McKay (15 septembre 1889 – 22 mai 1948) est un romancier et poète jamaïcain, puis naturalisé américain. Il a fait partie du mouvement littéraire de la Harlem renaissance ou renaissance de Harlem.

Il est l’auteur de trois romans : Home to Harlem en 1928 (Ghetto noir), un best-seller qui lui valut le Harmon Gold Award for Literature, Banjo en 1929, et Banana Bottom en 1933. Claude McKay est aussi l’auteur d’un recueil de nouvelles, Gingertown en 1932 et de deux autobiographies, A Long Way from Home en 1937 et Harlem: Negro Polis en 1940.

Sa poésie, lyrique, nostalgique, et sociale, en fait un auteur majeur de la littérature afro-américaine de la première moitié du xxe siècle.

Il fut un grand voyageur, passant la majeure partie de sa vie entre les États-Unis, l’Europe et le Maroc. Il visita longuement la Russie après la Révolution bolchévique. Marqué par le racisme et la ségrégation, il était un auteur engagé dans les milieux révolutionnaires, mais il resta toujours critique des appareils politiques. Malade et sans illusion, il se convertit au catholicisme à la fin de sa vie.

Mc Kay ne revint jamais dans son île natale.

Plus d’info sur Claude McKay : http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_McKay

Una Marson

Una Maud Victoria Marson (5 May 1905 – 1965) était une féministe, activiste,éditrice, productrice et auteure Jamaicaine. Journaliste, elle est la première femme à publier son propre magazine qui promeut la littérature locale, traite des questions sociales et de la condition féminine. Son œuvre comporte poèmes, pièces de théâtre ainsi que des programmes radiophoniques pour la BBC. Una Marson émigrée en 1932 à Londres travailla pour la BBC durant la 2nde guerre mondiale.  Elle produit en 1942 le programme Caribbean Voices, qui grâce ses lectures devint un forum pour les plus grands noms de la littérature caribéenne.

Oeuvres :

Tropic Reveries (1930, poésie)

Heights and Depths (1932, poésie)

At What a Price (1933, théâtre)

Moth and the Star (1937, poésie)

London Calling (1938, théâtre)

Pocomania (1938, théâtre)

Towards the Stars: Poems (1945, poésie)

Bio d’Uma Marson : http://en.wikipedia.org/wiki/Una_Marson

Louise Simone Bennett-Coverley

Louise Simone Bennett-Coverley ou Miss Lou (1919-2006) était une ethnologue, conteuse, auteure et éducatrice Jamaicaine.

Comédienne ayant joué dans de nombreuses pièces comiques locales, elle a voyagé dans le monde entier pour la promotion de la culture Jamaicaine. Elle a écrit de nombreux poèmes dont les plus notables sont Jamaica Labrish-1966, Anancy and Miss Lou-1979.

Son style d’écriture était basé sur le créole local, le “Jamaican Patois” ce qui permit à cette langue d’être mise en lumière et d’être reconnue en tant que langue à part entière. Pionnière, elle influença de nombreux poètes, à l’instar de Mutabaruka.

Elle est notamment connue pour avoir influencé Harry Belafonte pour ce qui allait être le tube international, la chanson Day O (Banana Boat Song) enregistré en 1955. Belafonte s’est basé sur l’enregistrement de 1954 de Louise Bennett d’une chanson du folklore jamaicain «  Day Dah Light ».

Elle décède à Toronto au Canada le 26 juillet 2006.

Site web officiel : http://louisebennett.com/

Wikipedia : http://en.wikipedia.org/wiki/Louise_Bennett-Coverley

Hazel Dorothy Campbell

Hazel Dorothy Campbell est une auteure, éditrice, productrice, enseignante, spécialiste de la communication jamaicaine.

En 1970, sa 1ere nouvelle est publiée dans le journal Sunday Gleaner. Cela sera le début de nombreuses participations à des concours de nouvelles et de poésie (Jamaica Festival Short Story and Poetry Competition),dont elle remportera de nombreux certificats et médailles.

Avant de se consacrer à la littérature enfantine, ses premiers romans sont destinés aux adultes, notamment les deux premiers que sont  “The Rag Doll & Other Stories” (1978) et Woman’s Tongue: a Collection of Eight Short Stories (1985)

En 1993, elle publie sa 1ere collection pour enfants intitulée :

Tilly Bummie and Other Stories: Life in Jamaican Country and Town.

Elle est honorée en 1997 du prix Vic Reid de littérature jeunesse (Vic Reid Award for

Children’s Literature) pour sa collection d’histoires nommée : Ramgoat Dashalong: Magical Tales from Jamaica. En 2011, le Council of Jamaica, lui remet la médaille d’argent Musgrave (Silver Musgrave medal) pour sa contribution à la littérature jeunesse.

Page officielle : http://caribbeanliterarysalon.ning.com/profile/HazelDCampbell

Margaret Cezair-Thompson

Margaret Cezair-Thompson est un écrivain Jamaicain, auteure des romans  The True History of Paradise et The Pirate’s Daughter, également professeur de literature et d’écriture au Wellesley College.

Son oeuvre a été comparé à ceux de  William FaulknerGeorge Lamming et Jamaica Kincaid. Parmi ses thèmes de prédilection la quête de l’individu pour trouver sa place et son identité dans le tumulte de l’histoire. Non seulement intéressée par l’histoire de la Jamaique, ce qui la passionne c’est comment l’histoire de la Jamaique se connecte avec l’Histoire avec un grand H. Elle se place volontiers dans le sillon des auteurs post-coloniaux qui réclament haut et fort leur part dans la grande  histoire. Les critiques louent également la capacité de Cezair-Thompson d’évoquer l’essence authentique de la Jamaique dans ses descriptions du paysage, de la flore et de la culture

Site web officiel : http://margaretcezairthompson.com/

http://en.wikipedia.org/wiki/Margaret_Cezair-Thompson

Kwame Dawes

 

Kwame Senu Neville Dawes (né au Ghana en 1962) est un poète, écrivain, dramaturge,éditeur, critique, musicien et professeur d’anglais et poète en résidence à l’Université de Caroline du Sud.

Il est l’auteur de 13 livres de poésie et de nombreux autres de fictions, essais et théâtre.

Bien que Ghanéen, il a grandi et étudié en Jamaïque, puis au Canada. En 1994, il remporte le Forward Poetry Prize, pour la meilleure première publication de poèmes, Progeny of Air.

Il est Directeur de la programmation du festival international de littérature Calabash (the Calabash International Literary Festival) qui a lieu chaque mois de mai, en  Jamaique.

http://en.wikipedia.org/wiki/Kwame_Dawes

Site web officiel : http://www.kwamedawes.com/

Marlon James

Marlon James est né à Kingston, en Jamaïque en 1970. Diplomé d’ une maîtrise en création littéraire de Wilkes University en 2006, il enseigne durant deux ans à la Calabash International Literary Festival Workshop à Kingston puis  au Gotham Writers Workshop à New York. Il  a également fait partie du jury pour le PEN Beyond Margins Award, ainsi que pour le New York Public Library’s Young Lions Fiction Award.

Le premier roman de Marlon James, John Crow’s Devil, a remporté un prix lors du Minnesota Book Award.

En 2010, son deuxième roman, The Book of Night Women qui relate l’histoire d’un esclave lors du soulèvement de la Jamaïque au 18ème siècle, est l’heureux gagnant du Dayton Literary Peace Prize for Fiction. Largement salué par les critiques littéraires, il est même comparé pour son style d’écriture à Toni Morison ou encore Alice Walker (cf. critique du NY Times)

(Recherche, traduction : KZ)

 
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Publié par le janvier 27, 2012 dans Club de lecture, Jamaïque

 

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La diaspora Jamaïcaine

Depuis la fin de la première guerre mondiale, plus d’un million de Jamaïcains ont émigré, spécifiquement vers le Royaume-Uni, les USA et le Canada. Bien que cette émigration se soit quelque peu tassée ces dernières années, cette diaspora Jamaicaine reste très dynamique.

Les émigrants Jamaïcains ont émigré en premier lieu vers la Grande-Bretagne, ancienne puissance coloniale. A partir de 1965, lorsque celle-ci a freiné l’immigration de ses ressortissants du Commonwealth, les Jamaïcains ont commencé à émigrer directement vers les USA, le Canada, les autres îles de la Caraïbe, l’Amérique centrale et du sud (principalement le Panama et la Colombie) et même l’Afrique (majoritairement l’Ethiopie et l’Egypte).

Le Royaume Uni

Le Royaume Uni a une forte diaspora Jamaicaine, qui représente la plus grande partie de la communauté caribéenne britannique.

Même si la grande majorité se trouve à Londres, on retrouve de fortes concentrations de population Jamaicaine ou d’origine Jamaicaine, dans d’autres grandes villes telles que Liverpool, Birmigham, Nottingham, Manchester, Bristol, Leeds.

Les Jamaicains sont aussi présents en Irlande, principalement à Dublin.

Londres

On estime à 4% le nombre de Londoniens Jamaicains ou d’origine Jamaicaine. La majorité est de la 3ème voire 4ème génération de britanniques noirs caribéens. Actuellement, le groupe ethnique minoritaire qui s’accroit le plus est celui des métis jamaicains (unions de blancs et de jamaicains).

La plus grande concentration de Jamaicains se trouve dans les agglomérations du sud de Londres tels que Lambeth, Lewisham & Croydon. Brixton est notamment la plus connue des communautés Jamaicaine et Caribéenne en général.

Toutefois, on dénombre de grandes communautés jamaicaines dans le nord (Tottenham), le nord-ouest (Harlesden) et l’est (Hackney) de Londres.

Le dernier week-end du mois d’août a lieu chaque année le carnaval de Notting Hill, 2ème carnaval du monde après celui de Rio de Janeiro. Notting Hill  et ses environs a une forte population caribéenne venant de Trinidad& Tobago (créateurs du carnaval), Barbade, Antigua qui avec les Jamaicains, ont fait de ce carnaval un événement festif, populaire et international.

Les USA

Des concentrations d’émigrés jamaicains dans bon nombres de grandes villes des Etats-Unis :

New York City, Buffalo, Miami, Atlanta, Orlando, Tampa, Baltimore, Washington, D.C., Houston, Philadelphia, Hartford, Providence, Rhode Island et Los Angeles.

New York City accueille la plus grande diaspora jamaicaine des USA. Cette diaspora est surtout concentrée dans les quartiers de Brooklyn (le long des avenues Flatbush, Nostrand et Utica), le Bronx, le Queens.

Par exemple, les avenues Flatbush, Nostrand et Utica regorgent sur des kilomètres de restaurants jamaicains, de marchés de fruits et légumes et autres commerces, de boites de nuits et de quartiers résidentiels.

Canada

La majorité des immigrants d’origine jamaïcaine vivant au Canada sont arrivés là-bas au cours des trois dernières décennies.  Les Canadiens d’origine jamaïcaine constituent  le quatrième plus grand groupe ethnique non européen au Canada, après les  communautés chinoises, indiennes d’Asie et philippines.

85 % d’entre eux habitent en Ontario, la plus peuplée des provinces du Canada, dans le centre-est du pays, majoritairement anglophone.

En Ontario, ils sont majoritairement installés dans la capitale de la province, Toronto (environs de Etobicoke, North York, Scarborough)et un peu à Ottawa, capitale du Canada.

On les retrouve dans une moindre mesure dans des villes telles qu’Hamilton, Montreal et Vancouver.

La communauté jamaicaine a une influence certaine sur la vie culturelle de Toronto. Le Caribana Fest qui célèbre la culture caribéenne dans son ensemble est un événement annuel dans la ville initiée par les ressortissant de Trinidad&Tobago, Grenade et de Jamaique. La parade carnavalesque se déroule le 1er samedi du mois d’août. Le Jamaica Day (jour de la Jamaique) est en juillet, quant à la parade « Jesus in the City » (Jesus dans la ville), elle attire grand nombre de chrétiens jamaicains. Le reggae et le dancehall sont très populaires au sein de la jeunesse de Toronto.

(Trad.KZ)

Sources : Jamaican Diaspora

 
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Publié par le janvier 27, 2012 dans Club de lecture, Jamaïque

 

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La Jamaïque

Superficie : 10 991 km

Point culminant : 2256 m (Blue Mountain Peak)

Population : 2 868 380 habitants.

La très grande majorité de la population est composée de noirs, descendants des esclaves Africains. La minorité blanche (1 %) a cependant toujours joué un rôle important en politique et dans l’économie. Il y a aussi une minorité non négligeable d’immigrants asiatiques (Chine, Inde).

Devise : « Out of Many, One People » (« de la diversité, un seul peuple »)

Capitale : Kingston (650 000 hab. en 2004)

Type de gouvernement :

Monarchie constitutionnelle qui fonctionne sur les bases du parlementarisme britannique.

La reine Élisabeth II est représentée par un gouverneur général comme pour la plupart des membres du Commonwealth.

1er Ministre : Portia Simpson-Miller (depuis le 5 janvier 2012)

Langue officielle : Anglais. La majorité de la population parle le patois jamaicain.

Religion : Christianisme (les protestants sont largement majoritaires). Rastafarisme : moins de 10% de la population.

Dates clés de l’histoire de la Jamaïque

1494 : Les espagnols revendiquent la souveraineté de l’île.

1655 : Conquête de la Jamaïque par les Britanniques.

1833  : Abolition de l’esclavage dans l’île. Abolition officielle de l’esclavage dans tout l’empire britannique, le 1er août 1834.

1962 : Indépendance de la Jamaïque. Elle devient membre du Commonwealth.

Plus d’info :

site wikipedia : JamaïqueHistoire de la Jamaïque

A lire également : la collection d’ouvrages historiques,culturels et musicaux entièrement dédiés à la Jamaïque aux Editions Natty Dread_ site web : http://www.jamaica-insula.com/

 
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Publié par le janvier 27, 2012 dans Club de lecture, Jamaïque

 

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Club de lecture de Poetik’Art – Saison 2012

Une des activités de l’association Poetik’Art est son Club de lecture. Chaque dernier samedi du mois nous nous retrouvons en toute simplicité et convivialité pour débattre, échanger, découvrir ou redécouvrir des oeuvres de littérature d’Afrique et de sa diaspora. Chaque début de saison, un thème mettant en avant un pays ou une région détermine la liste des ouvrages sélectionnés.

Après avoir abordé :

un «Lyannaj Guadeloupe-Mali»

Ségou Tome 1 / Tome 2 (Maryse Condé)

L’étrange destin de Wangrin (Amadou Ampaté Bâ )

puis

« Haïti au féminin »

Amour, Colère, Folie (Marie-Vieux Chauvet) 
 Saisons sauvages (Kettly Mars)

 La couleur de l’aube (Yanick Lahens)

Le cri de l’oiseau rouge (Edwige Danticat )

nous avons décidé pour la saison 2012, de mettre à l’honneur les auteurs Jamaïcains ou d’origine jamaïcaine,

« From Jamaicans to Black Britons »   

Nous nous focaliserons principalement  autour de deux auteurs que sont Andrea Levy et Alex Wheatle qui  à travers leurs sagas, nous feront voyager de la Jamaïque de l’esclavage à  celle de l’indépendance en 1962, puis vers la diaspora jamaicaine de Grande-Bretagne des années 50 aux années 80. Nous terminerons avec Zadie Smith pour  un aperçu du Londres multiculturel.

Le programme de lecture de cette saison  :

1/  Une si longue histoire (Andrea Levy)

2/ Island Song  (Alex Wheatle)

3/Hortense et Queenie (Andrea Levy) 

4/ Redemption Song  (Alex Wheatle)

5/ Sourires de loup (Zadie Smith)

Bonne lecture avec Poetik’Art !
 
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Publié par le janvier 26, 2012 dans Club de lecture, Jamaïque

 

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